Mes amis! Mon blog ne travaille plus parce que DivShar, ou sont places tous ces musiques a termine parait-il, son existence. Je ne peux plus faire ecouter a vous ces musiques que j'aime et que je veux partager avec vous. Peu a peu, je promets de les faire telechargeables, comme tout est sur mon PC, et je le chargerai sur le HOST.
S'il y a quelqu'un qui sait un lieu au net, ou on peut mettre de la musique gratuitement pour l'inserer sur le site ou le blog en forme de playlist qui joue, signalez-moi sur mon Google+, ou sur
vana.tartu@mail.ee

....................................................................................................................................................................................................................

samedi 9 février 2013

Pol Serge Kakon - Varsovie

На русском                      Eesti keeles

Plus bas, dessous des images, tu trouveras tous ces paroles qui entrent dans ton ame.

Regarde le site de Pol Serge!



                                         

   Je dois a Pol Serge toute une idee de faire mon blog musical qui est devant toi. Le disque que tu ecoutes, je l'ai sincerement vole de la phonotheque du Consulat General de Franse a S-Petersbourg, Russie, ou je frequantais les soirees de culture francaise. Maintenant, que 30 ans a peu pres sont passes, je n'ai pas honte de l'avouer. Ces chansons m'accompagnent dans ma vie, et il y a quelques annees que ce disque-meme, quoique vole, figure a l'Internet, et n'importe qui, qui veut l'ecouter, le peut. 
    C'etait l'annee 1983 a peu pres. Et des ce temps, je connais par coeur ces paroles emouvants. Cette theme de la recherche de sa maison, la recherche sans fatigue et sans moindre espoire de la trouver, ca bouleverse. Et la langue francaise de Pol Serge, tres particulier et irrepetablement beau... 
   Mon "debut" a l'Internet commanca par un blog qui ne contient q'une seule page. Cette page contient ce meme disque avec ma traduction des paroles en estonien et en russe. Il se trouve ici  http://pol-serge.blogspot.com/   jusqu'a present sans etre modifie. Il y restera malgre que j'en fais la copie sur cette page, separement en 3 langue que je dispose.
   Depuis le mois de juillette 2008, ce blog a eu 579 visites Sa statistique est tres interessante et inattandue, c'est pourquoi je la publie ici.

Voici la statistique des visites des ecouteurs de Pol Serge depuis que le blog dessus-nomme existe. Les chiffres des visites sont mensuelles.
Voici la geographie des ecouteurs du disque Varsovie. Plus vert est le pays sur la carte, et plus des ecouteurs.
    Et plus exactement a propos de la geographie des visiteurs. Donnees proposees par la statistique du blog de Google, ou le blog se trouve.
    Ce qui me parait etrange, c'est que la plupart des visiteurs de ce blog sont des Etats Unis, malgre qu'il n'y a pas dans ce blog du texte en anglais, qui permetterait de le trouver par hazard sur quelconque mot-cle. A la deuxieme place, ce sont les visiteurs de la Russie, quoique l'atriste n'est pas Russe. Les visiteurs d'Estonie sont probablement mes connaissants, et c'est expliquable. Mais juste un peut des Francais, moins meme que des Japonais! Je ne comprends pas ca.

EntréePages vues
États-Unis
381
Russie
59
Estonie
33
Ukraine
28
Japon
18
France
14
Allemagne
10
Pologne
7
Espagne
4
Italie
4


Je remercie de nouveau Pol Serge pour ses chansons qu'il a chante (pour moi?) il y a plus de 30 ans. Je vie avec ces chansons dans mon ame plus que la moitie de ma vie. Et je propose de nouveau a tous ecouter ces chansons aux paroles inoubliables. Au dessous du texte des paroles de L' HOMME DE SAINT MALO tu trouveras le video, ou Pol Serge chante la meme chanson jadis.
L'empostement en estonien va paraitre.

                              


                              


                               

                               

                                

                               



Varsovie

C'est Varsovie la nuit, j'ai peut-être un peu trop bu
Je ne sais plus si c'est moi qui voit ce que j'ai vu
Il souffle un vent ici que les statues frissonnent
On dirait que la folie se promène en personne
A Varsovie…

Tout à coup les statues sur leur tréteaux de marbre
Se mettent à me jouer un ballet de cadavres
Un sanglot m'a brisé, je rage et j'ai honte
Mais ce n'est pas la peine que je vous raconte
Qu'à Varsovie…

J'ai pris le bras d'Eva j'ai dit allons ailleurs
Je ne peux plus faire un pas j'ai si froid dans le cœur
Allons boire ou danser emmène-moi je t'en prie
J'ai tant de frères sous terre, ici à Varsovie
A Varsovie …

Alors nous sommes allés dans une boîte à jeunesse
La nuit et l'avenir s'y faisaient des promesses
J'ai dit" ces jeunes gens s'ils n'oublient pas l'histoire
Seront certainement plus forts que les remparts"
De Varsovie …

Puis le jour s'est levé sur la brume et l'alcool
Deux petits enfants se rendaient à l'école
Nous étions si perdus dans ce matin d'automne
Que j'ai prié " Mon Dieu, faites que plus jamais personne
A Varsovie … 




La vie d'artiste

Nous nous étions promis de décrocher la lune
Pour offrir aux passants sa poudre millénaire
Ses paillettes de rêve et tout l'or de Saturne
Que nous serions Rimbaud ou charlot ou Prévert

Alors je t'ai suivi et les jeux se sont faits
Comme on s'embarque un soir dans des bras inconnus
Depuis que de matins dans notre lit défait
Je me demande encore pourquoi je suis venu

Combien de fois je me suis dit
En nous voyant tous deux si tristes 
Il y en a un de trop ici
C'est toi ou moi la vie d'artiste

Avec ma gueule à moi pouvais-je t'être fidèle
Tu voulais faire de nous un recueil de poèmes
Que je sois ton archet toi le violoncelle
Sur lequel je jouerai d'éternels "je t'aime"

Tu disais que nous pourrions rendre leur enfance
A ceux qui l'ont perdue comme un bras à la guerre
Tu voulais que je parle de la souffrance
Quand je reste muet en regardant la mer

Combien de fois ne t'ai-je dit
Au beau milieu de la piste 
ssez joué, ou au revoir et merci 
Continue seule la vie d'artiste 
   
Il faut pour être fort hurler avec les loups
J'ai beau me le dire je n'ai pas la manière
Dès que j'entends leur cri je te cherche partout 
Pour jouer avec toi et c'est ce que je sais faire

Quand enfin tues là au milieu du cirque
La gueule enfarinée toute pailletée d'or
Je donnerais pour toi toutes les Amériques
S'il en fut jamais, s'il en existe encore

Combien de fois nous on sait dit
Il faut bien qu'on existe
Puisque le monde est comédie
Mieux encore la vie d'artiste.




Les Forbans

Les forbans qui l’ont vue n’ont pas voulu le dire
Qu’elle hurlait si fort et se cachait si loin
Quand ils l’ont cherchée sur des proues en délire
L’ont prise éblouie et l’ont aimée si bien

C’est alors que pour elle ils découvrirent des îles
Pour y crever leurs outres et répandre leur vin
La terre en fut ivre, et les fauves débiles
Qui venaient à leurs genoux se prenant pour des chiens

Les Forbans revenus n’ont pas voulu le dire
Qu’ils avaient caressé son ventre et ses cheveux
Ils étaient tatoués de slogans à frémir
L’amour , la mer, la mort, mais ni maître ni dieu

Puis ils ont repartis prétextant l’Amérique
Sans avoir dessoulé se traînant jusqu’au port
En jetant au passage à des gosses faméliques
Des idées de beauté et des pièces en or

Des forbans ont vieilli dans des bouges tranquilles
Sans avoir plus jamais regardé la mer
D’autres finirent cinglés inventant dans des îles
De nouveaux théorèmes pour un monde à l’envers

Puis ils y a eu l’Histoire puis il y a eu le pire
Et des assassinats et des vagues de piété
Mais les forbans jamais n’ont voulu nous le dire
Que cette putain là c’était la liberté

Que cette putain là…la la la la la la 




Le renard et la renarde

Le renard et la renarde
Sont trop vieux pour voyager 
Alors le soir ils bavardent 
Auprès de la cheminée
"Je me fais bien du souci"
dit la renarde inquiète 
"les petits sont loin d'ici 
et tant de pièges les guettent …la la la la la

Va lui dit-elle soudain
Car vois-tu je me fais vieille
Va voir s'ils se portent bien 
j'en ai perdu le sommeil.
Il prit sa canne et son chapeau
et s'en alla au petit jour 
Un rossignol près du ruisseau
chantait une chanson d'amour 
Combien de fois ne t'ai-je dit
Au beau milieu de la piste 
ssez joué, ou au revoir et merci 
Continue seule la vie d'artiste

Il marcha comme égaré
sur les traces de sa jeunesse
qui n'en a pas eu de vraie
ne peut savoir qu'on se blesse
à parcourir à l'envers 
le chemin déjà franchi 
quand on sait que c'est l'hiver 
que l'on cherche ses petits. 

Interrogeant les chimères 
il rencontra comme un présage 
Un vieil oiseau de la mer 
qui lui dit dans son langage
"par ta ruse et par mes ailes,
je ne comprends pas ton voyage
toi qu'en a fais de bien belles 
et dérobé tant de fromages

Le renard le salua 
d'un large coup de chapeau
puis chez lui s'en retourna
sans ajouter un seul mot
En embrassant sa renarde
il dit "jolie tout va bien , 
pour les petits même s'il te tarde
faut qu'ils fassent leur chemin

Il s'assit près de la cheminée 
devant les flammes les yeux ardents
allez savoir ce qu'il ruminait 
la pipe serrée entre les dents
Ainsi s'achève l'histoire 
qui m'a donné à penser 
que c'est terrible un vieux renard
qui regarde le feu danser




L'homme de Saint-Malo

Un port qui ressamblait a tous les ports du monde
Avec son petit troquet et sa serveuse blonde
Le perroquet perché, des filles des matelots
Qui boivent à la santé d'un gars de Saint-Malo
Le gars est heureux, il trouve ça fantastique
Un singe est assis sur la boite à musique
Une rousse à coté chante la saint mélo
D'une belle histoire d'amour où elle se jette à l'eau

Vive la vie, vive l'amour!
Le temps d'aimer est bien court. 

Il fait froid et dehors il souffle un vent du diable
Quand soudain est entré un type formidable
Une gueule d'apôtre comme deux gouttes d'eau
Et tout a, tout à coup, changé dans le bistrot
Comme un ange est passé, il y a eu le silence
L'apôtre en titubant vers le comptoir s'avance
Personne dans la salle ne le quitte des yeux
Le perroquet profite pour crier "Nom de Dieu"

Vive la vie, vive l'amour!
Le temps d'aimer est bien court. 

Le type qui avait trop bu, qui n'avait plus ses méninges
A gueulé tout à coup " l'homme descend du singe"
Ce qui a provoqué une sacrée bagarre
Avec des, pour, des, contre, des levées d'étendards
Qu'on descende du singe ou qu'on n' en descende guère 
Il y a toujours quelqu'un qui vient vous faire la guerre
On a vu si souvent des paroles innocentes
Flotter sur les drapeaux des croisades sanglantes
Salsa l'amour, salsa la vie, salsa les hommes quand ils s'ennuient
Puis ils se sont calmés, ni vainqueurs, ni vaincus
Le singe tranquille, à tous montrait son cul
En guise de trêve et de philosophie
On commanda à boire pour les gars et les filles
Et tout recommença comme si de rien n'était
La rousse de plus belle se remit à chanter
"Allez danser les gars c'est bien plus rigolo
Buvons à la santé du gars de Saint-Malo

Vive la vie, vive l'amour!
Le temps d'aimer est bien court. 




Hou Hou Le Vent
Avec sa barbe blanche, ses cheveux de prophete,
En venant de nul part, il passait par chez-nous.
A l'heure ou la folie vient frapper au fenetre, 
A l'heure ou les enfants ont parfois peur des loups. 

Hou, hou, le vent.
Savez-vous, le vent, il rend fou.

Ne l'ecoute deoc pas, me disait-on naguere.
Mefie-toi, petit, des mots de cette chanson,
Qui vole les secrets aux coeurs des ecolieres
Et met des reves fous dans les coeurs des garcons.

Hou, hou, le vent...

Comme on l'imagine, je me suis laisse prandre.
Un soire qu'il revenait de l'autre bout de la terre,
Il m'a dit, Viens, petit! J'ai grimpe sans attendre
Sur ses larges epoles, et j'ai franchi la mer.

Hou, hou, le vent...

Je l'ai vu tant de fois mentir a d'autres portes,
Et rider les visages tout en les carressant. 
Mais je n'ai jamais su, vers ou il les emporte,
Les amours, les amis, et les reves d'enfant.

Hou, hou, le vent...

C'etait mon enfance et mon age d'or,
Je ne sais toujours pas, si j'en suis revenu.
Le monde est comme il est, et moi, je reve encore,
Et c'est pour ca que j'ai l'air de tomber des nues.

Hou, hou, le vent...



Quand je serai grand

Quand je serai grand je serai corsaire
Et toi lulu qu'est ce que tu feras
Moi j'irai pêcher sur une baleinière
Peut-être qu'un jour on se rencontrera

Laï laï quand je serai grand

Moi disait Jojo je serai au Texas
J'aurai un cheval, j'aurai peur de rien
On n'a pas besoin d'être le premier de la classe
Pour être plus tard un grand chef indien

LaÏ laï quand je serai grand

Sur les bancs de l'école avons-nous divagué
Mais combien de gars, combien de capitaines
Sur leurs petits navires n'ont jamais navigué
Jusqu'à Vera Cruz et aux îles lointaines

Laï laï quand je serai grand

Lulu aujourd'hui peintre à Montparnasse
Porte, été comme hiver, casquette de matelot
Il a parfois la nuit la démarche si lasse
Qu'on dirait qu'il remorque un vieux cachalot

Laï laï quand je serai grand
   
Jojo vous savez n'a pas eu de cheval
Son Texas à lui n'a pas été plus loin
Qu'une sous-préfecture où il a bien du mal
A ne pas devenir bête à manger du foin

Laï laï quand je serai grand

Où vont se cacher les rêves qui hantent 
Le sommeil de petits gribouillant l'avenir
De quel firmament alors ils se contentent
Quand ils sont trop vieux pour ne pas mourir

Laï laï quand je serai grand

Je crois que se sont des étoiles filantes 
Jetées dans l'océan par les dieux en colère
Mais que les enfants à marée descendante 
Retrouvent changées en étoiles de mer

Laï laï quand je serai grand 

Laï laï est-ce qu'on devient grand?




La Nostalgie

C'est une femme en noir 
De l'Espagne des rides
Le ventre d'une guitare
Sous les longs doigts livides
Qui est parcouru d'amour
Quand les ombres se meuvent
Comme à la fin du jour
La mémoire d'une veuve
La nostalgie

C'est Llorca des ballades
Aveugle chanteur de rue
Sous un porche à Grenade
Quand il ne reste plus
Dans la rue qu'un homme ivre
Qui ne sait plus quoi dire 
Que moi je suis libre de me souvenir
La nostalgie

C'est lorsqu'un goéland
Vous résume une enfance
Le bord de l'océan
Les bateaux en partance
C'est le mal de partir
Qui cherche en vain le sens
A ce mal de vieillir
Quand le monde est immense
La nostalgie
 
 
C'est lorsqu'on voyage
Pour changer de pays
De voir les mêmes visages
Le même gosse aussi
Sur le bord d'un trottoir
Avec son cul à l'air
Dans ses yeux le pouvoir
De tout l'imaginaire
La nostalgie

C'est un soir qu'il fait beau
Comme il n'est pas permis
De revoir une photo
Que le temps a jauni
C'est moi sous ce portail
Je me souviens tout à coup
De mots qui sentent l'ail
De ma jeunesse de voyou
La nostalgie

C'est la voix qui se voile
Quand elle parle d'hier
L'amour qui met les voiles 
Sur la mare aux chimères
C'est noyer dans un verre
Le vieux malentendu
De ce compte à l'envers
Où qui gagne a perdu
La nostalgie



Mon Grand Père

Mon grand père a dit à mon père :
Reste avec nous ça va changer
Ça va changer , ça va changer
Mais mon vieux a voulu changer d’air 
Il est parti à l’étranger

Si l’herbe du voisin est toujours plus verte
C’est vrai qu’en son pays nul n’est jamais prophète
Comme on se voit mal dans son miroir à soi
On va se faire ailleurs ne serait-ce qu’une fois
C’est ce qu’a fait mon père c’est ce que j’ai fait aussi 
Ça se voit à ma tête que je ne suis pas d’ici

Et mon père il m’a dit de même :
Reste avec nous ça va changer
Ça va changer , ça va changer
A présent vous voyez le problème
Je suis parti à l’étranger

Alors j’ai pris la route avec ma petite valise
J’y ai mis mon enfance entre deux vieilles chemises
Il y avait un arbre juste devant chez moi
Je l’ai regardé pour la dernière fois
Il avait l’air de dire: Petit tu sais quand on s’en va
Ça fait une blessure on n’ s’en guérit pas

Je dirais à mon fils à ma fille :
Je ne sais pas si ça va changer
Ça va changer ou ne pas changer
 
Maintenant il n’y a plus de pays
Vous êtes déjà à l’étranger
Ce n’est pas pour me déplaire mais l’étranger aujourd’hui
Qui sait où ça commence qui sait où ça finit
C’est la même violence de New York à Sarcelles
A parler de mon arbre j’ai l’air d’une pucelle
Comment imaginer et le dire aux enfants
Que nous sommes peut-être les derniers des Mohicans



Les Macaques de Macao

Il y a des macaques à Macao
Qui micmaquent du cacao
Avec lequel des chinchillas
Au Chili font du chocolat
Au Pérou il y a des perroquets 
Qui le mettent en petits paquets
Que les zèbres de Zanzibar
Entourent de jolis rubans noirs
Ca fait une chaîne modèle
Que coordonnent les hirondelles
Qui de retour des îles Seychelles
Sèchent chez nous leurs petites ailes 
Car c'est un boulot éreintant
Que d'être marchand de printemps

Pour que les singes soient sages
Qu'ils aient le cœur à l'ouvrage
Les guenons partent en goguette
Les coquettes à la cueillette
De noix de coco de cacahuètes
Avec lesquelles les alouettes
Font des croquants et des croquettes
Pour les hiboux qui sont si chouettes
Tout le monde est de la fête
Y'a l'albatros qui est le poète
Il y a les chardonnerets 
Qui charment en do et donnent en ré
Des concertos aussi jolis
Que les quatuors de l'Italie
   

A Prague il y a des pragmatiques 
Des gens amers en Amérique
Un peu partout des fanatiques
De la chimie et du plastique
Tout ça ce n'est pas leur problème
Elle n'entre pas dans leur système
Vous savez la chaîne modèle
Que coordonnent les hirondelles
Celle-là quand elle s'arrêtera
Nous serons fait comme des rats
Dans le désert et le chaos
Sans chocolat sans cacao
Pour le reste voyez plus haut



La Petite Cuillère

De père en fils eu fil du temps
Ils se passaient comme un serment
Une toute petite cuillère
Qui leur venait de leur grand-père
C'était tout ce que ce pauvre homme
Avait pu sauver d'un pogrom
À travers sabres et tisons 
En s'enfuyant de sa maison

Vogue le temps et vogue galère.
Un jour je reviendrai chez nous.

En prenant ses jambes à son cou
Il dit, je reviendrai chez nous
Mais dans le ciel noir de corbeaux 
L'avenir n'était pas très beau
T'en fais pas petite cuillère 
Nous remuerons toute la terre
Il faut parfois bien saisons 
Avant de retrouver sa maison

Vogue le temps…..

L'aïeul connut le désespoir 
L'Amérique et la Côte d'Ivoire
Prit une femme fit des enfants
Dans ce pays plein d'éléphants
Puis s'est pendu un soir d'hiver
Laissant à ses fils la cuillère
Qui dirent en guise d'oraison
Nous retrouverons la maison 
   
Vogue le temps….

Les descendants comme on s'en doute 
Connurent à leur tour d'autres routes
Le vaste monde et ses ivresses
Sans jamais trahir la promesse
Sauf un qui contestataire
Remit en question la cuillère
Disant peut-être à juste raison
Qui sait au fond où est sa maison

Vogue le temps….

Un autre à l'âge de la retraite
S'était alors mis dans la tête
De faire le voyage à rebours
Mais tout près du but un beau jour
Il s'effondra sans une parole 
Et mourut dans les herbes folles
Battues par la morte-saison 
À quelques pas de sa maison

Vogue le temps

Des héritiers la toute dernière
M'a montré la petite cuillère
Nous descendions d'un train de nuit 
Peut-être la femme de ma vie
Moi qui habite une valise
Je voulais tant qu'elle me dise
Il fait bien froid pour la saison
Venez prendre un verre à la maison

Vogue le temps….









1 commentaire:

  1. ouah que je suis contente de te retrouver ;je te croyais perdu a jamais ,les nouvelles sont elles bonnes

    RépondreSupprimer